Avis 20211503 Séance du 31/05/2021

Communication, de préférence par voie dématérialisée, à défaut consultation aux heures d'ouverture de la mairie, des documents suivants : 1) les copies des permis de construire pour les abris installés dans les jardins familiaux de la ville (Genitoy et cimetière-mairie) ainsi que les descriptifs de chaque abri-cabanon (taille, matière) ; 2) les déclarations préalables pour les abris ne nécessitant pas de permis de construire ; 3) les factures des abris, des clôtures et travaux réalisés pour l'installation de l'eau depuis sa source d'origine (incluant le réseau d'eau) ; 4) les documents de l'architecte identifié pour ce projet, dans le cadre du respect de la zone classée Bâtiments de France ; 5) les déclarations préalables pour les clôtures de l'ensemble des jardins familiaux ; 6) pour chaque opération, les références aux différentes zones du PLU concernées.
Monsieur X, en sa qualité X, a saisi la commission d'accès aux documents administratifs, par courrier enregistré à son secrétariat le 26 février 2021, à la suite du refus opposé par le maire de Bussy-Saint-Georges à sa demande de communication, de préférence par voie dématérialisée, à défaut consultation aux heures d'ouverture de la mairie, des documents suivants : 1) les copies des permis de construire pour les abris installés dans les jardins familiaux de la ville (Genitoy et cimetière-mairie) ainsi que les descriptifs de chaque abri-cabanon (taille, matière) ; 2) les déclarations préalables pour les abris ne nécessitant pas de permis de construire ; 3) les factures des abris, des clôtures et travaux réalisés pour l'installation de l'eau depuis sa source d'origine (incluant le réseau d'eau) ; 4) les documents de l'architecte identifié pour ce projet, dans le cadre du respect de la zone classée Bâtiments de France ; 5) les déclarations préalables pour les clôtures de l'ensemble des jardins familiaux ; 6) pour chaque opération, les références aux différentes zones du PLU concernées. La commission rappelle, à titre liminaire, qu'elle n'est pas compétente pour se prononcer sur les droits d'information que les conseillers municipaux tirent, en cette qualité, de textes particuliers tel l'article L2121-13 du code général des collectivités territoriales, qui dispose que : « Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération ». Toutefois, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que les élus puissent se prévaloir du droit d'accès prévu par le livre III du code des relations entre le public et l'administration, qui est ouvert à toute personne, indépendamment des fonctions qu'elle exerce ou des mandats qu'elle détient. En l'absence de réponse de l'administration, la commission rappelle que les documents produits et reçus par l’administration en matière d’autorisations individuelles d’urbanisme sont en principe communicables à toute personne qui en fait la demande, en application de l’article L311-1 du code des relations entre le public et l'administration et, s'agissant des décisions expresses prises par le maire au nom de la commune ainsi que des pièces obligatoirement jointes au dossier au vu duquel elles sont prises, de l'article L2121-26 du code général des collectivités territoriales. Elle émet donc un avis favorable à la demande de communication des documents sollicités aux points 1), 2), 4) et 5). S'agissant du point 3), la commission rappelle qu’il résulte de l’article L2121-26 du code général des collectivités territoriales que toute personne peut demander communication des délibérations et procès-verbaux du conseil municipal, des arrêtés municipaux, ainsi que des budgets et comptes de la commune. L’ensemble des pièces annexées à ces documents, y compris les pièces justificatives des comptes, sont communicables à toute personne qui en fait la demande, selon les modalités prévues par l’article L311-9 du code des relations entre le public et l’administration. Elle émet donc également un avis favorable sur ce point, sous réserve que les documents existent. S'agissant, enfin, du point 6, la commission rappelle que le livre III du code des relations entre le public et l'administration garantit à toute personne un droit d’accès aux documents administratifs existants ou susceptibles d’être obtenus par un traitement automatisé d’usage courant, mais ne fait pas obligation aux autorités administratives de répondre aux demandes de renseignements qui leur sont adressées. Par suite, elle ne peut que se déclarer incompétente pour se prononcer sur ce point de la demande, qui porte en réalité sur des renseignements. Le présent avis est rendu au nom de la commission, par délégation donnée à son président en vertu des articles L341-1 et R341-5-1 du code des relations entre le public et l'administration.