Avis 20135131 Séance du 16/01/2014

Communication des documents suivants dans leur intégralité, relatifs au lot n° 5 du marché public ayant pour objet la fourniture de matériels de perfusion et d'instrumentation médico-chirurgicale ainsi que l'exécution des prestations associées : 1) les pièces constitutives du marché conclu avec la société SMD ainsi que leurs annexes et leurs éventuels avenants comprenant notamment l'acte d'engagement, les cahiers des clauses administratives particulières et des clauses techniques, ainsi que toutes les descriptions techniques ; 2) les échanges intervenus en cours de procédure avec la société SMD ; 3) le dossier de candidature de cette société ; 4) les rapports d'analyse et de présentation des offres présentés au conseil d'administration de l'UGAP, ainsi que leurs annexes ; 5) les délibérations autorisant la passation de l'appel d'offres, la signature du marché et les éventuelles décisions modificatives.
Madame X., X., a saisi la commission d'accès aux documents administratifs, par courrier enregistré à son secrétariat le 9 décembre 2013, à la suite du refus opposé par le président de l'Union des Groupements d'Achats Publics (UGAP) à sa demande de communication des documents suivants dans leur intégralité, relatifs au lot n° 5 du marché public ayant pour objet la fourniture de matériels de perfusion et d'instrumentation médico-chirurgicale ainsi que l'exécution des prestations associées : 1) les pièces constitutives du marché conclu avec la société SMD ainsi que leurs annexes et leurs éventuels avenants comprenant notamment l'acte d'engagement, les cahiers des clauses administratives particulières et des clauses techniques, ainsi que toutes les descriptions techniques ; 2) les échanges intervenus en cours de procédure avec la société SMD ; 3) le dossier de candidature de cette société ; 4) les rapports d'analyse et de présentation des offres présentés au conseil d'administration de l'UGAP, ainsi que leurs annexes ; 5) les délibérations autorisant la passation de l'appel d'offres, la signature du marché et les éventuelles décisions modificatives. La commission rappelle qu'une fois signés, les marchés publics et les documents qui s'y rapportent sont considérés comme des documents administratifs soumis au droit d'accès institué par la loi du 17 juillet 1978. En conséquence, la communication à un candidat écarté des motifs ayant conduit la commission d'appel d'offres à ne pas lui attribuer le marché ne permet pas de refuser la communication de ces documents. Ce droit de communication, dont bénéficient tant les entreprises non retenues que toute autre personne qui en fait la demande, doit toutefois s'exercer dans le respect du secret en matière industrielle et commerciale, protégé par les dispositions du II de l'article 6 de cette loi. Sont notamment visées par cette réserve les mentions relatives aux moyens techniques et humains, à la certification de système qualité, aux certifications tierces parties ainsi qu'aux certificats de qualification concernant la prestation demandée, ainsi que toute mention concernant le chiffre d'affaires, les coordonnées bancaires et les références autres que celles qui correspondent à des marchés publics. L'examen des offres des entreprises au regard du respect de ce secret conduit la commission à considérer que, sous réserve des particularités propres à chaque marché : - l'offre de prix détaillée de l'entreprise retenue est en principe communicable dans la mesure où elle fait partie intégrante du marché ou du contrat. - l'offre de prix globale des entreprises non retenues est, en principe, elle aussi communicable. En revanche, le détail technique et financier de leurs offres n'est pas communicable. De plus, doivent être occultées dans les documents préparatoires à la passation du marché (procès-verbaux, rapports d'analyse des offres) les mentions relatives aux détails techniques et financiers de ces offres. La commission précise que les notes et classements des entreprises non retenues ne sont communicables qu'à celles-ci, chacune en ce qui la concerne, en application du II de l'article 6 de la loi du 17 juillet 1978. En revanche, les notes, classements et éventuelles appréciations de l'entreprise lauréate du marché sont librement communicables. En l'absence de réponse de l'administration, la commission émet, dans les conditions précédemment énoncées, un avis favorable à la communication des documents visés aux points 1) à 4). S'agissant des documents visés au point 5), la commission estime que ces documents administratifs sont communicables à toute personne qui en fait la demande, en application de l'article 2 de la loi du 17 juillet 1978. Elle émet donc un avis favorable.